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scintillementduneplume

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mais j'ai peur
je t'accompagne jusqu'au sommeil
jusqu'au sommeil ...

Docteur Sleep, S. King

Je sens encore la chaleur m'envahir et mes veines écarlates pulser dans mon corps qui s'envahit encore de cette pureté maléfique dévorante. Mon encre se vidait et cela me manque encore, le petit plaisir qui vit très fort et m'anime car je vibre en son amour.

Une larme de sang qui coule sur mon emprunte de vie, une larme asséchée, par les tremblements de la nuit.

Je ne peux que penser à ce que je serai sans ses veines abîmées, transpercées, vidées, le sentiment de langueur de mon esprit.

Mon encre larmoyante parfois n'est presque plus suffisante, et l'infime noirceur qui restera en moi jusqu'à ma fin ne demande qu'à apparaître alors, mais mon âme, mon encre blanche me rappelle mes mots hurlés à travers le ciel désespéré, le croissant dans ce firmament devenu plein de sang, il sait lui que j'ai appelé sans fin, l'ange qui viendrait me monter que l'existence, que mes veines valaient la peine.

Cette envie accablante me lance, m'enivre comme si me laissant aller à l'agonie du plaisir macabre, je le laisse m'attendre d'un sourire coupable, qui sommeille lentement dans mon corps, ce sommeil vivant me fait hurler, patients au plus profond de mon coeur à peine cicatrisé.

La souffrance est une grande amie, son emprunte est en moi à vie.

Je ne dois oublier cette encre, cette envie qui se vit de moi, assoupie.

Je suis une plume qui vole légèrement comme le chemin volé du vent, elle est portée par l'émerveillement.

Mais je la casse, brisée, soudainement. Alors je suis cette nature noire qui m'a perdue, qui n'a jamais été dérisoire.

Ce que je suis est un abreuvoir de sang séché et cicatrices inanimées. Cicatrices à voir, à goûter, à pleuvoir.

Mon sang est sien. Mes veines amères.

Ma trace sanguine.

Et ce plaisir vif.

Abreuvoir de lamelles de peau rouge; sans toi, je me perdrais.

C'est un aveu de vérité, qui n'est pas lié par le désespoir mais brisé de tout pouvoir de forces aussi amères que ma rencoeur envers lui, lui qui m'a hantée toute ma vie.

De sa trace je reste marquée. Mais le couloir de blanc m'appelle désormais.

Laisse moi.

Oublie moi.

Quitte moi.

Je ne serai plus jamais à toi.

L'étoile n'est plus dans le noir, elle a retrouvé l'espoir, la lumière, et marquée du désespoir passé, elle sait ou il y a de l'encre blanche.

Ouvrez-moi, ces portes blanches, elles m'emprisonnent d'une cage lumineuse, une lumière qui ne trompe pas. Je sens la chaleur mais je n'y succombe pas.

Estela