Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
scintillementduneplume

scintillementduneplume

Menu

Que plori de terror, eras parets d'argent que son barradas. Un corréder negre, on camini. Que camini tostemps.

Une rose massacrée, et l'épine acharnée.

Je laisse traîner mes larmes car elles sont dérisoires. A quoi bon espérer et croire en quelque chose qui s'enfuit autour de soi. La clarté de mon âme m'abrite, mais vide est mon esprit qui les supplie. Mon coeur pourrait donner sans relâche, mais la crainte prend garde et mon âme ferme ses verrous. Supplications au ciel, entendez-vous, je crains le temps et l'espace qui s'égarent loin de moi. Je ne peux hurler ce déchirement qui m'enivre, mon sang coule des cicatrices refermées invisibles, et mon esprit s'évade.

Un être si seul résiste, si seul à travers la vie.

Le coeur pur, plein de troubles, implosion infâme. Sensations refoulées de mon être. Je laisse traîner mes pleurs. A quoi bon puisque je suis esseulée, en un seul baiser volé, à quoi bon puisque je suis épuisée, seule et apeurée.

Bouillonnement intense, filature désespérée. Je ne peux qu'être seule, au milieu des fleurs séchées. Si forte et si fragile, si sensible et indélébile. Aimer est ma raison.

La souffrance une résolution. Je ne puis qu'être perplexe, à travers les choix absolus, les visages pleins de tendresse, de ces coeurs déchus. Pourtant j'entends les chants illusoires de mon heure larmoyante, que faire de mon être, si je reste impuissante.

A mon heure, à mon passé, à mes échos, mes cris hurlés, mon amour est sans impatience, mes ongles toujours crucifiés. Je suis un oiseau aux ailes cassées, je suis un poète, au coeur désarmé, une larme intensément brisée.

Ma présence n'occulte rien de ces pensées sans fin. Mon coeur raisonne en mon âme aphone. Je ne puis qu'espérer que je ne fais que rêver, d'une vie utopique, que je souhaiterais épique. Mais je ne suis pas une héroïne, je ne pique que mon coeur en comptine. J'ai laissé traîner mes larmes, en vain aujourd'hui il pleut des armes, je souris à ceux qui ne savent pas, en vain que je ne suis pas. J'essaie de me résonner, ce monde est occulté, par des échos de sang versé que personne sans vie ne vaut.

Les fleurs se fanent et je m'égare, pourquoi tant de mégarde alors que la beauté existe. La vie s'en va et elle revient, il est ainsi définitif, et cela n'est que furtif. Vivre chaque jour pleinement, j'y crois éperdument. Je ne veux que répandre l'amour aujourd’hui et chaque jour. Si je m'oublie certaines fois, cela m'importe et je ne crie d'effroi. L'amour est vie, l'amour est vrai, je dois ma vie à l'espoir d'une femme qui croit que tout est d'or et que l'on achète l'escalier du paradis. Mon âme s'écoule dans mes veines, mon sang n'est plus vain, mon sang n'est plus noir. Il s'est rempli d'espoir. Mais la souffrance est d'or, elle résiste encore. J'avance toujours dans le couloir du temps, dans le couloir du vent.

Drom anjolina

drom berojina

la nuèit se carga de tant de saunèis

boha candèla

aluca estela

sarra'm lo dit e cluqueja los uelhs

L'encre blanche coule en moi. Je crie d'effroi, de ne pas être libre, d'attendre toujours. L'amour ne gagne pas, je ne vois que cela, les promesses et les mots, sont faits pour être trahis. Le regard parle en soi et ne peut être flétri. L'âme réside en nous et si quelques fois, elle est corrompue, une étincelle éclaire impunément nos yeux. Je devine les étincelles. Je crois, encore, que j'ai laissé traîner mes larmes.

Estela